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Ma souffrance

Sarah 11/09/2026
Je m’appelle Sarah je suis de nationalité ivoirienne. Je suis une femme. Je suis une mère. Et pendant longtemps, j’ai été une femme qui souffrait en silence. Quand j’ai rencontré mon mari, je pensais avoir trouvé l’homme avec qui j’allais construire ma vie. Je pensais que nous allions être heureux, avoir une famille et voir notre enfant grandir dans un foyer rempli d’amour. Nous avons eu une petite fille. Mais avec le temps, ma maison est devenue l’endroit où j’avais le plus peur. Les disputes sont devenues de plus en plus fréquentes. Les insultes, les humiliations et les violences ont commencé à faire partie de mon quotidien. Je ne savais plus comment réagir. Je pleurais en cachette. Je faisais semblant d’aller bien devant ma fille et mes amies Mais à l’intérieur, je me détruisais. J’ai commencé à faire une dépression. Je ne dormais presque plus. J’avais constamment peur. Je perdais confiance en moi. Certains jours, je me demandais même si j’allais réussir à continuer. Et pourtant, chaque matin, je me levais pour ma fille. Je me disais : « Il faut que je tienne encore un peu. » Mais un jour, mon mari m’a menacée, battue jusqu'à me fracturé le cou. J'ai subi un opération et vraiment rien n'était facile j'étais tout le temps en pleur me demandant s'il n'était pas mieux de mour*r . Mais je pensais tout le temps à mon enfant 😓. Ce jour-là, j’ai compris que je ne pouvais plus attendre que les choses changent. J’ai regardé ma petite fille et je me suis dit : « Elle mérite de grandir dans un endroit où elle n’a pas peur. » Alors j’ai pris la décision la plus difficile de ma vie. Je suis partie. Je suis partie avec ma fille. Je ne savais pas exactement où nous allions aller. Je ne savais pas comment j’allais reconstruire ma vie. J’avais peur de l’avenir. Mais je savais une chose : Je devais nous sauver. Pendant longtemps, j’avais gardé tout cela pour moi. Puis j’ai décidé de parler. J’ai raconté mon histoire. J’ai fait écouter ma souffrance. J’ai fait écouter mes problèmes. J’ai parlé de ma dépression, de mes peurs, des violences que j’avais vécues et de toutes ces nuits où je pensais ne jamais pouvoir m’en sortir. Et pour la première fois, des personnes m’ont vraiment écoutée. Elles ne m’ont pas jugée. Elles m’ont accompagnée. Elles m’ont aidée à trouver des solutions et à nous mettre à l’abri. Aujourd’hui, je vis loin de lui avec ma fille. Je ne dirai pas que tout est devenu facile du jour au lendemain. Je suis encore en train de me reconstruire. Mais aujourd’hui, je peux dormir sans avoir peur. Aujourd’hui, je peux regarder ma fille et penser à son avenir. Aujourd’hui, je peux recommencer à rêver. Si je raconte mon histoire, ce n’est pas pour qu’on ait pitié de moi. Je la raconte parce que j’aurais aimé qu’on me dise plus tôt : « Tu as le droit de parler. » « Tu as le droit de demander de l’aide. » « Tu n’es pas seule. » Parfois, une personne souffre tellement qu’elle ne cherche même plus une solution. Elle cherche simplement quelqu’un qui accepte de l’écouter. Moi, j’ai parlé. On m’a écoutée. On m’a aidée. Et aujourd’hui, avec ma fille, je peux enfin commencer une nouvelle vie. Parce que parfois, le premier pas pour aller mieux… c’est simplement de parler.
Merci d'avoir pris le temps de lire ce témoignage.
Derrière chaque histoire, il y a une personne qui a trouvé le courage de poser ses mots. Si ce récit vous a touché·e, sachez que vous n'êtes pas seul·e.